Magazine Aventure Chasse & Pêche

Hiver 2016
Volume 24 no 4

Le magazine Aventure Chasse et Pêche est conçu
expressément pour et par des passionnés qui désirent en savoir plus.


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Articles

Éditorial
La chasse... UN ÉTERNEL recommencement

Par : André Veilleux


L’idée de cet éditorial m’est venue du texto d’un de mes amis qui s’inquiétait pour sa prochaine saison après avoir appris que le propriétaire de la terre où il chasse depuis des années était récemment décédé. Allait-il perdre à jamais son paradis de chasse durement gagné en raison du changement de propriétaire qui allait nécessairement s’en suivre?

Cette crainte et ce changement inattendu auquel il a été confronté ne vous font-ils pas penser à votre propre expérience de la chasse alors que, d’année en année, il arrive presque invariablement que les choses changent, parfois pour le mieux… mais trop souvent pour le pire?

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Trappage
Les traverses de loutres

Par : Serge Larivière


La loutre, c’est comme un fantôme dans nos lacs et rivières. Même lorsqu’elle est présente et abondante, elle ne laisse que peu de traces de son passage. Souvent, les trappeurs qui débutent se demandent s’il y a des loutres dans leur secteur de trappe, car ils n’en voient jamais et les traces de leur présence, même en hiver, sont difficiles à trouver. L’été, les loutres sont dans l’eau presque tout le temps et l’hiver, elles sont encore dans l’eau, mais sous la glace! Ce n’est que dans certains cas que l’on peut voir des traces de loutres qui glissent sur la neige, souvent près des trous d’eau qui demeurent libres de glace grâce au courant. Mais en automne, pas de traces, peu de signes. Comment donc faire pour capturer la loutre? Je vais vous donner ce qui est probablement le plus grand truc de piégeage de loutre que je connaisse : la meilleure place pour capturer une loutre, c’est là où la loutre franchit un obstacle. Les traverses de loutres ne sont donc pas une installation en soi, mais un emplacement de piégeage qui, lorsque trouvé, constitue un endroit très productif et efficace et encore mieux, ultra facile à piéger!

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Gastronomie
Bavette d'orignal marinée

Par : Cynthia Roy


Pendant des années, plusieurs d’entre vous ont probablement vu leur gibier revenir de chez le boucher débité de la même façon. Cette époque sombre est par contre chose du passé, mes amis, réjouissons-nous!

Il y a désormais possibilité pour vous de profiter encore plus des différentes pièces de viande qu’offre votre bête si vous le souhaitez. Jarrets, bavette, côtes levées… un univers incroyable est à votre portée!!! Pour ce faire, vous devrez toutefois oser la différence, accepter de débourser un peu plus qu’à l’habitude pour le débitage et surtout, trouver un excellent boucher!

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Sauvagine
Le « rampage » peut-il être acceptable?

Par : Sylvain Lessard


S’il y a un sujet controversé dans le domaine de la chasse à la sauvagine, c’est bien le dossier du « rampage ». Controversé pour ne pas dire carrément à bannir pour certains sauvaginiers. Le « rampage », mot inventé par les chasseurs, consiste ni plus ni moins à s’approcher subtilement, souvent en rampant, des oiseaux posés dans un champ ou sur l’eau, sans se faire voir et lorsqu’arrivé à portée de fusil, à faire feu sur le gibier. Cette pratique est décriée par plusieurs sauvaginiers souvent en évoquant le manque d’éthique de ces chasseurs. Mais qu’en est-il vraiment? Je vous propose ici de faire un peu la rétrospective des arguments des « anti-rampeux » qui voudraient bien voir une réglementation interdire ce genre de pratique.

D’entrée de jeu, l’argument le plus percutant, et à mon point de vue celui qui a le plus de sens, c’est le dérangement des oiseaux provoqué par ces chasseurs. Un dérangement qui peut faire en sorte que les oiseaux, effrayés par les coups de feu sur leurs aires de repos, changent de région ou même carrément de province.

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Aventures des Territoires du Nord-Ouest
Chasse au mouflon et face à face avec un grizzly

Par : Jocelyn Démétré


L’automne dernier, une attaque de grizzly a causé la mort d’un chasseur américain aux Territoires du Nord-Ouest. Cet événement m’avait marqué, puisque j’étais présent lors de l’évacuation de la dépouille. Nous étions alors campés près de la station des gardes de chasse, communément appelée Station 222, dans le cadre de notre chasse à l’orignal, et l’évacuation de la dépouille s’était faite via cette station.

Chaque année, mon partenaire de chasse Bruno Bernier et moi établissons notre campement près des gardes forestiers par mesure de sécurité et afin de maintenir une étroite communication avec eux. Ce malheureux accident nous a servi de rappel. Nous devions faire preuve de la plus grande prudence et maintenir un niveau élevé d’alerte afin de minimiser les rencontres inopinées avec les grizzlys. Des incidents surviennent chaque année aux TNO. D’ailleurs, quelques mois avant ce triste événement, j’ai moi-même été chargé par un grizzly lors d’une chasse au mouflon de Dall. Heureusement, j’ai évité le pire et j’ai réalisé après coup que ce face à face aurait pu être évité. Afin de contribuer à donner un sens à tout ça, j’aimerais vous partager mon expérience ainsi que les leçons apprises.

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QDMA Canada
Imaginez si l'on récoltait plus de mâles matures que de spikes au Québec...

Par : Luc Brodeur


Beaucoup de gens ont entendu parler du projet expérimental visant à implanter une restriction quant à la taille des bois dans les zones 6 Nord et 6 Sud, ici au Québec. Au moment d’écrire ces lignes, nous étions sur le point de rencontrer le Ministère pour finaliser le projet. Si tout va bien, le projet expérimental devrait (enfin) débuter en 2017. Mais qu’est-ce qu’une telle réglementation, qui autoriserait uniquement la récolte de mâles ayant trois pointes ou plus sur un côté de leur panache, aurait comme effet sur notre récolte? Des résultats forts intéressants proviennent de nos voisins du Sud.

En effet, les chasseurs américains ont récolté, pour la première fois de l’histoire moderne, davantage de mâles matures que de mâles de 1 ½ an (spikes). C’est ce que démontrent les données cumulées par QDMA dans son rapport annuel 2016. Pour la saison 2014-2015, la plus récente saison avec toutes les données de récolte compilées pour chaque État, le pourcentage de mâles de 1 ½ an récoltés (spikes) a chuté à un nouveau « creux » aussi bas que 33 %. Mais ce qui est le plus intéressant, c’est que ce pourcentage a glissé sous celui des mâles matures (3 ½ ans et plus) qui lui a atteint un sommet de 34 %. C’est la première fois depuis la restauration du cheptel, dans le milieu des années 1900, qu’une telle chose se produit. C’est donc dire qu’aux États-Unis lors de la saison 2014-2015, un mâle récolté sur trois était un mâle mature!!! Wow!!

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Évaluation arbalète
Browning OneSixTwo

Par : Denis Lapointe


Il fallait s’y attendre… Le célèbre fabricant d’armes à feu Browning, qui propose également une multitude de produits de chasse, allant des vêtements aux caméras de surveillance en passant par une panoplie d’accessoires, attaque cette année pour la toute première fois le créneau des arbalètes. Comme pour tous les produits marqués du fameux logo Buckmark, la nouvelle arbalète de modèle OneSixTwo possède à la fois une esthétique remarquable tout en offrant une excellente qualité. Voyons ça de plus près...

En fait, Browning a dévoilé cette année deux modèles d’arbalète. Le modèle OneSixOne dispose de 135 livres de tension et est offert en noir intégral. Ce modèle est vendu semi-assemblé avec les accessoires habituels (télescope 4 x 32 mm lumineux, carquois à détachement rapide, trois flèches et corde d’étirement manuel). L’ensemble devrait se vendre en magasin aux environs de 1299 $.

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Circuit Pro 3D

Par : Daniel Goyette


Tout a commencé il y a près d’une cinquantaine d’années. À l’occasion d’un cours d’anglais du secondaire, notre prof, que je soupçonnais être un chasseur, nous a présenté un petit film où le célèbre Fred Bear abattait un énorme grizzly à l’arc traditionnel. Ce fut le coup de foudre et le début d’une passion qui ne s’est jamais éteinte. Pour vous donner un aperçu, à cette époque de vaches maigres, le taux de succès annuel à la chasse au cerf de Virginie à l’arme à feu se situait entre 2 et 3 %. Inutile de dire que le fait d’abattre un gros gibier avec un assemblage de cordes et de « branches de bois » actionnées par la seule force des bras m’apparût comme un exploit extraordinaire. J’ai bien essayé par la suite de chasser à l’arc traditionnel, mais le manque d’opportunités et de conseillers sérieux a contribué à m’orienter vers la chasse à l’arc moderne. D’autres ont toutefois persévéré et ont connu le succès avec des équipements plus rudimentaires. Ils ont toute mon admiration! C’est notamment le cas de mon ami Régent Beaudet des Archers d’Asbestos qui s’implique activement dans la promotion de l’archerie traditionnelle et qui a connu sa large part de succès lors de chasses à l’orignal à l’arc traditionnel. Voyons quelques-uns de ses conseils sur le sujet.

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Chevreuil : techniques pour mâles matures de Chassomaniak

Par : Mathieu Pouliot


La chasse en Alberta a toujours été pour moi un genre de destination inaccessible et surtout une région où c’est difficile de chasser en raison du style de chasse qu’on y pratique. Je voyais ça comme un trop grand défi avec la rigueur du climat et sa réglementation qui interdit toute forme d’appâtage en plus de ne permettre que l’utilisation de leurres synthétiques. Le caméraman en moi a toujours vu cette chasse comme étant trop difficile à filmer. Donc, du même coup, elle n’était pas dans mes priorités de tournage. Toutes ces raisons étaient bonnes pour ne pas y aller... jusqu’à l’automne 2015!

Mes amis Frank Ratté, Simon Jorg et Éric Nadeau ont réalisé un de leur rêve en 2014 en allant chasser au Manitoba et en Alberta, coup sur coup. Malgré un périple très difficile, avec une récolte ordinaire, la troupe de joyeux lurons a quand même découvert une contrée giboyeuse possédant suffisamment d’atouts pour une récidive l’année suivante. L’Ouest canadien étant ce qu’il est, nos « Maniaks » de chasse ont cumulé un bon nombre d’échecs pour préparer le voyage de la deuxième chance en se promettant de ne pas refaire les mêmes erreurs. Le temps a filé comme il a l’habitude et la gang s’est divisée en moins d’une époque, ayant comme résultat que mon tour était venu d’accompagner mes amis pour découvrir une chasse qui allait marquer ma vie. Je vous invite donc, « Maniaks » de chasse, à embarquer avec nous pour un voyage qui vous fera découvrir une chasse incroyable où presque tout est différent comparativement à celle dans notre belle province du Québec.

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Orignal en territoires publics : les leçons apprises en 25 ans

Par : Christian de Beaumont

Les terres publiques représentent pour moi l’ultime destination. La fierté de récolter par soi-même un orignal sur des terres accessibles librement apporte une satisfaction bien particulière. L’expérience des 25 dernières années m’a toutefois appris que s’il n’y a pas de recette miracle, il y a bien des ingrédients qui favorisent grandement le succès sur ces territoires où la compétition est intense. Que vous chassiez en territoires publics ou non, vous pourrez aussi grandement tirer profit de ces réflexions qui seront tout aussi efficaces.

Une femelle montait dans le chemin, suivie de son veau. Elle était immense. Mon cœur s’est mis à battre plus vite. J’ai étiré mon arc pour réaliser qu’ils étaient bien trop loin! Puis, en un instant, ils sont disparus. C’était en 1988, j’avais alors 16 ans. Mes rencontres avec des centaines d’orignaux au cours des 25 années suivantes, dans un environnement à très forte pression, en situation de chasse à l’arc, allaient m’apprendre une chose avec certitude : c’est que plus nous en découvrons, plus nous réalisons que nous en avons encore à apprendre. Chasser l’orignal n’a pas la même connotation pour moi selon le lieu où je le chasse. Chasser sur les terres publiques n’est pas seulement pour moi une option, c’est un mode de vie! Cette approche suscite également un grand intérêt chez nos voisins du Sud que certains glorifient et nomment le DIY : le Do it yourself! Le fait de s’organiser par soi-même doit rejoindre un certain besoin d’autonomie tout en procurant un sentiment de liberté et de réalisation. « À vaincre sans péril, l’on triomphe sans gloire! »
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Appâtage : technique fatale pour gros buck

Par : Michel Therriene


Attendre que des chevreuils se pointent devant des appâts est une pratique de chasse courante au Québec. Cependant, cette approche ne se révèle pas toujours à la hauteur des attentes du chasseur désireux de prélever un mâle mature. L’auteur, qui est guide de chasse au chevreuil, nous propose une stratégie afin de « piéger » ces bucks d’expérience qui évitent les sites d’appâtage.

Cette année-là, j’étais sur la piste d’un buck adulte qui avait adopté un comportement nomade et nocturne. Le rusé cervidé se déplaçait autour de deux grandes montagnes et il apparaissait sporadiquement de nuit sur au moins deux sites appâtés. Sur l’un des sites où j’étais embusqué, l’action était constante et j’observais fréquemment de jeunes mâles courtisant des femelles. Cependant, un doute subsistait en moi et j’avais l’impression que je devais changer de stratégie, sinon je ne verrais jamais ce cerf fantôme qui avait des instincts de loup. Plusieurs questions m’envahissaient durant mes heures d’affût et je me disais instinctivement : « S’il est comme un loup, je dois probablement le traquer comme un loup en le surprenant ».

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Chevreuil : 20 grunt calls évalués

Par : Patrick Toulouse


Bien que plus subtil que l’appel de l’orignal, l’utilisation du grunt pour attirer les mâles chevreuils peut être très efficace lorsqu’il est employé à la bonne période de l’année et en produisant les calls adéquats. Devant la panoplie d’appeaux disponibles pour les chasseurs, Aventure Chasse et Pêche a sélectionné pour vous 20 appeaux à chevreuil de différents fabricants que nous avons évalués et testés afin de vous aider à faire un choix répondant à vos attentes.

C ontrairement à l’appel de l’orignal, l’utilisation d’un appeau pour caller le chevreuil ne fait pas l’unanimité parmi les chasseurs. Certains d’entre vous obtiennent de bons résultats en les utilisant et ne jurent que par cette technique, tandis que d’autres chasseurs ne réussissent pas à atteindre leur but en appelant. Pour obtenir du succès en appelant le chevreuil, il y a des endroits, des périodes dans l’année et des heures dans la journée qui sont meilleurs que d’autres pour effectuer des séances d’appel. D’ailleurs, pour ceux qui aimeraient en apprendre plus sur où, quand et comment utiliser ces appeaux, je vous invite à lire l’article de Luc Brodeur paru dans l’édition Automne 2016 d’Aventure Chasse et Pêche : Faire des grunts et du rattling au Québec, productif ou inutile?

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Poudre noire
Vos vielles pilules de Pyrodex Triple Seven sont-elles encore performantes?

Par : Pierre Morin


Tous les vrais amateurs d’armes à chargement par la bouche ont dû un jour ou l’autre faire face à la dure réalité d’une arme qui se refuse de performer avec de bons groupements alors que la saison précédente, tout semblait pourtant en ordre. Plusieurs croient qu’il faut être un peu sorcier pour parvenir à obtenir des résultats constants avec ce type d’engin. Je vous avouerai avoir déjà tenté de faire descendre tous les saints du ciel avec de malveillantes incantations parce que mon arme à chargement par la bouche se refusait de grouper ses coups. Dans ma recherche pour faire fuir « le mauvais esprit », j’ai eu idée à un certain moment de me procurer de la poudre neuve et de tenter plus tard de nouveaux essais. Bingo!!! L’esprit malveillant semblait m’avoir quitté et je reçus par la suite ce que je croyais être la bénédiction des anges… mais en était-il vraiment ainsi?

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Estimez l'âge d'un orignal en 3 minutes

Par : Denis Harvey


Après l’abattage d’un orignal, la discussion est souvent assez animée dans le groupe de chasseurs au sujet de l’âge de l’animal récolté. Vous savez sans doute qu’il est possible d’obtenir l’âge exact en sciant une incisive et en comptant les anneaux dentino-cémentaires. La tâche est plutôt laborieuse et peu de chasseurs tentent leur coup. Cependant, il existe un moyen, d’une grande simplicité, qui permet d’estimer l’âge d’un orignal avec une bonne précision. Il suffit de prendre quelques minutes pour examiner sa dentition. Voyons ça de plus près…

La première étape de l’examen dentaire consiste à déterminer si vous avez affaire à un animal adulte (1 ½ an ou plus) ou à un veau du printemps (âgé de 6 mois) qui peut, dans de rares occasions, être presque aussi gros qu’une jeune femelle adulte de faible poids. Pour faire cette importante distinction, il s’agit simplement d’ouvrir la bouche de votre gibier et de compter ses dents : un veau orignal de 6 mois aura de 22 à 24 dents dans la bouche tandis qu’un adulte en aura 32. Pas compliqué! Détaillons.

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Le « monstre » de Matane - Jugement rendu

Par : Patrick Toulouse


C’est finalement en septembre 2016, pratiquement 5 ans jour pour jour après l’abattage du « monstre de Matane », qu’un jugement a été rendu par le juge Pierre C. Bellavance de la Cour supérieure du Québec qui a permis à Jérémy Boileau de récupérer le panache de l’orignal atypique qu’il a abattu à la réserve faunique de Matane en 2011. Voici un résumé du jugement et de cette histoire qui avait fait couler beaucoup d’encre en raison du panache extraordinaire de 60 pointes que portait le « monstre de Matane ».

L ’action se déroule le 15 septembre 2011. Alors que les chasseurs (dont Jérémy Boileau) et le guide Claude Lavoie circulent en camionnette dans la zone 24 dans la réserve de Matane, le guide immobilise le véhicule lorsqu’il aperçoit un orignal à l’intersection d’un autre chemin. II reconnaît cet orignal, ce qui en soi est déjà exceptionnel : il s’agit du « monstre de Matane ». La rencontre est courte, M. Boileau n’a pas le temps de se placer en position de tir. Le guide indique cependant au groupe qu’il a une bonne idée de l’endroit où l’orignal devrait ressortir de la forêt pour présenter une cible à M. Boileau (qui a été choisi par son groupe pour être le premier à tirer sur le gibier convoité). À peine 300 ou 400 mètres plus loin, le guide immobilise la camionnette et demande à son client de le suivre à pied, lui conseillant de préparer sa carabine pour être prêt à faire feu à tout moment.

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Raymond Carignan divulgue techniques et anecdotes

Par : Pascal Blais


Depuis 1988, Raymond Carignan produit sa série télévisée de chasse et de pêche. C’est d’ailleurs ce qui lui a permis d’être connu. Mais saviez-vous que ce pêcheur a déjà été guide? Qu’il a effectué des tournois de pêche au doré et à l’achigan et qu’il en a gagné plusieurs? Bref, dans cet article, découvrez les meilleures techniques de pêche et les histoires rocambolesques de ce pêcheur émérite du Québec.

Merci, Raymond, de bien vouloir participer à cet article. Tout d’abord, j’aimerais que tu nous parles de ton passé. Tu as déjà été guide de pêche sur le lac Memphrémagog et sur le fleuve Saint-Laurent. À cette époque, quel âge avais-tu et dans quelle espèce te spécialisais-tu?

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La canne à tout faire existe-elle?

Par : Félix Goulet


Beaucoup de pêcheurs ont de la difficulté à choisir une canne adaptée à leurs besoins. Ce n’est pas surprenant, puisqu’il existe une multitude d’actions, de longueurs, de puissances, de poids de leurre. Que signifient ces spécifications inscrites sur une canne à pêche? Quelqu’un peut-il posséder une seule canne à pêche et espérer pratiquer un ensemble de techniques? Bref, le monde des cannes est souvent mal compris et je vais mettre au clair plusieurs aspects dans cet article.

On l’oublie souvent, mais une canne remplit plusieurs mandats précis en situation de pêche. Elle doit détecter efficacement les morsures du poisson tout en étant capable de ferrer adéquatement. De plus, une canne à pêche se doit de lancer le leurre et de le faire travailler convenablement une fois dans l’eau. Mais il ne faudrait pas oublier le moment le plus plaisant d’avoir une canne dans les mains : le combat. En effet, cette pièce d’équipement a le devoir d’absorber les coups de tête du poisson et de permettre au pêcheur d’avoir un certain contrôle sur sa prise. Et si le poisson est plus modeste, la canne doit quand même donner du plaisir au pêcheur. Tous ces rôles mis ensemble, le choix d’une canne devient alors très compliqué pour la majorité des pêcheurs. Surtout que les compagnies proposent des dizaines et des dizaines de longueurs, d’actions et de puissances différentes. Mais il ne faut pas leur en vouloir. Si le choix est si vaste, c’est pour que le pêcheur puisse travailler avec une canne détenant les spécifications parfaites pour la technique de pêche, le type de leurre et l’espèce de poisson recherchée. Tout ça, dans le but d’optimiser les performances et le plaisir de pêcher.

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Augmenter votre succès grâce au bon fil

Par : Pascal Blais


Pour obtenir des résultats décents, choisir un fil à pêche ne se fait pas en regardant la couleur de l’emballage. Chaque type de fil possède des caractéristiques distinctes qui le feront performer davantage selon des applications précises. Vous devez changer votre fil à pêche? Attendez, lisez cet article! Vous pourriez augmenter votre succès de pêche en choisissant simplement le bon fil.

Vous êtes de ceux qui croient qu’un seul type de fil peut prendre du poisson, peu importe la technique de pêche? Oui, il est vrai que vous pouvez le faire. Je vous l’accorde. Mais je peux vous garantir que vous allez augmenter le nombre de vos captures en effectuant un choix de fil judicieux selon la technique que vous utiliserez. J’en ai eu plusieurs fois la preuve. Celle la plus récente fait référence à une pêche de truite grise à la dandinette. Pour l’occasion, les poissons étaient positionnés à plus de 80 pieds de profondeur. Évidemment, pour prendre ces truites, il fallait descendre les leurres à cette profondeur. Mon compagnon pêchait avec du monofilament et moi, avec du fil tressé [...]

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Pourvoirie du lac Tessier
Raffinement exceptionnel à prix abordable

Par : Reynald Gilbert


La Tuque, Casey, Parent, Clova. Que de noms évocateurs de souvenirs pour moi alors que mon père nous quittait de longs mois pour aller bûcher dans ces contrées éloignées! Il nous semblait qu’il s’en allait au bout du monde! Cet été toutefois, ce « bout du monde » s’est révélé être un petit coin de paradis, à la pourvoirie du lac Tessier.

En effet, j’ai eu le privilège de profiter des ressources fauniques de ce beau coin de pays. Et de nos jours, les distances ne veulent plus dire grand-chose. Après quelques heures de routes asphaltées et de chemins forestiers très bien entretenus, je me suis retrouvé, avec mes compagnons, au cœur d’un paradis de chasse et de pêche. Nous avons été accueillis à bras ouverts dans une pourvoirie impeccable, soit la pourvoirie du lac Tessier, située en plein cœur de la réserve de la biodiversité de Brûlis-du-lac-Oskélanéo à 7 kilomètres de Clova. Première étape : de La Tuque à Parent, 175 kilomètres; deuxième trajet : de Parent vers Clova, 88 kilomètres. Si l’on passe par Mont-Laurier, on compte 300 kilomètres.


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Ensemencement : le remède, la béquille et le palcebo

Par : Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs


L’ensemencement consiste à déverser dans un plan d’eau des poissons élevés en pisciculture afin d’augmenter l’abondance d’une population dans un objectif de conservation ou de mise en valeur de la pêche. C’est un mode de gestion couramment utilisé partout dans le monde. En Amérique du Nord, plusieurs provinces canadiennes et États américains en font leur outil de prédilection pour gérer la ressource.

L’ensemencement ne date pas d’hier. Les premières introductions de poissons documentées remontent au 1er siècle, mais cette pratique prend réellement racine à la fin du 18e siècle. Ce n’est toutefois qu’au milieu du siècle suivant qu’apparaîtront les programmes d’ensemencement tels qu’on les connaît aujourd’hui en Amérique du Nord. Quelque cent ans plus tard, les ensemencements deviendront l’outil par défaut pour répondre aux crises de déclins des stocks de poissons qui sont de plus en plus importants. Avec l’effondrement de plusieurs populations de poissons fortement exploitées, les ensemencements sont donc vite devenus une panacée pour augmenter les effectifs et poursuivre les activités de pêche. Et ce n’est pas sans raison. Avec les améliorations technologiques dans la deuxième moitié du 20e siècle, il devient possible de produire des millions de poissons, suffisamment, croit-on, pour ensemencer de vastes plans d’eau tels que les Grands Lacs [...]

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28 mouches essentielles pour 8 espèces

Par : Karl Béliveau


Lorsqu’on s’initie au monde de la pêche à la mouche, la grande quantité de mouches qui nous est offerte peut sembler impressionnante. Cela se complique si en plus le pêcheur veut tenter sa chance sur plusieurs espèces de poissons. Dans cet article, je vais vous orienter sur les meilleurs artifices et vous livrer ma liste de mouches incontournables selon les espèces.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de vous faire une suggestion qui vaut son pesant d’or. Lors de votre passage en boutique, ne faites pas l’erreur de vous procurer seulement un exemplaire. Il est grandement préférable d’acheter au moins deux copies du même modèle de mouche. Il n’y a rien de plus fâchant que de perdre LA mouche qui fonctionne bien et de se rendre compte qu’on n’en avait qu’un seul exemplaire dans notre coffre. À plus de 100 km de la boutique la plus près, il est presque impossible de retourner s’en procurer d’autres.

 

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Comment augmenter la performance d'un hors-bord

Par : Pascal Blais


Lorsque viendra le temps de vous procurer une nouvelle hélice pour votre hors-bord, le vendeur vous demandera quel est le « pas » de votre hélice d’origine. Au juste, en quoi cette donnée est si importante? Peut-on la changer pour augmenter les performances?

En examinant l’hélice d’un hors-bord, deux chiffres y sont habituellement inscrits (par exemple : 14 ½ X 17). Le premier chiffre indique le diamètre de l’hélice tandis que le deuxième désigne le « pas ». Ces deux mentions sont en étroite corrélation avec la performance du hors-bord et de l’embarcation.

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