Magazine Aventure Chasse & Pêche

Automne 2016
Volume 24 no 3

Le magazine Aventure Chasse et Pêche est conçu
expressément pour et par des passionnés qui désirent en savoir plus.


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Section chasse |

Chroniques
Articles

Section pêche |

Chroniques
  • Nouveautés pour pêcheurs
  • Photo inusitées
  • Trophées de pêche
  • Pêche à la mouche
  • Phases solunaires
Articles

Éditorial
Caribous - En baisse ou pression politique?

Par : André Veilleux


Parmi les chasses incontournables, celles que tout chasseur se devrait de connaître au moins une fois dans sa vie, il me vient en tête celle du caribou évoluant dans les paysages lunaires des grands espaces du Nord québécois.

L’un de mes plus beaux souvenirs provient d’ailleurs d’un reportage de chasse au caribou d’hiver à la pourvoirie Mirage. En compagnie de Pierre Morin et de Denis Lapointe, un hélicoptère avait dû nous transporter, comme tous les chasseurs de la pourvoirie, jusqu’à la route migratoire des caribous. Ce petit luxe avait été nécessaire puisque lors de notre passage en cette saison tardive en 2000, le troupeau était encore trop éloigné de la pourvoirie pour être accessible en motoneige.

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Sauvagine
Comment trouver la meilleure cartouche de chasse

Par : Sylvain Lessard


Le sujet du choix de la cartouche de chasse pour les oiseaux migrateurs est tellement vaste et varié qu’il est à peu près impossible de trancher sur qui fabrique la meilleure cartouche. Parce que les variables sont nombreuses, en commençant par le type de fusil que le chasseur utilise et le type d’oiseaux qu’il chasse. Ensuite viennent la longueur du canon ainsi que l’étranglement utilisé (choke) qui vont influencer grandement le comportement de la gerbe dans l’air. Le type de poudre utilisé lors de la fabrication de la cartouche (poudre vive comparée à une poudre plus lente) ainsi que la conception même de la cartouche avec les différentes bourres et amorces font que chaque type de cartouches sera plus ou moins performant en regard de votre fusil. Ajoutons à cela la forme particulière des billes composant la cartouche et nous avons un véritable débat de société à savoir qui utilise la meilleure cartouche et laquelle patronne le mieux sur le gibier.

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QDMA Canada
Pourquoi y a-t-il moins de chasseurs de chevreuil?

Par : Luc Brodeur


Alors que l’orignal, l’ours et le dindon sauvage gagnent en adeptes, le chevreuil tend plutôt à perdre du terrain. Nous sommes passés de plus 171 700 chasseurs de chevreuils en 2007 à 140 800 en 2015, une baisse de 18 %. Par ailleurs, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs forme pourtant de plus en plus de chasseurs. Ils ont connu une augmentation constante, passant de 5000 nouveaux chasseurs en 1994 jusqu’à plus de 20 000 en 2014. Pourquoi les chasseurs ont-ils moins d’intérêt pour le chevreuil?

Pour avoir discuté avec plusieurs personnes sur le terrain, deux éléments semblent expliquer la perte en popularité de la chasse au chevreuil : l’accès au territoire et la qualité de chasse.

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Trappage
Renards dans les clôtures

Par : Serge Larivière


Parmi mes plus beaux souvenirs de trappe étant jeune, il y a la poursuite de renards au moyen de collets. Je dis bien poursuite, car pendant les nombreuses années de mon apprentissage, il n’y avait rien de moins certain que la capture d’un renard. Dans les années 1970, l’information était limitée. Les trappeurs à succès ne parlaient pas et la seule façon d’apprendre était la bonne vieille méthode essai-erreur. Je passais donc des journées entières en raquettes à suivre des pistes de renards, espérant apprendre quelque truc que ce soit qui me permettrait éventuellement d’en capturer. Je dois fièrement dire que de temps en temps ça fonctionnait et je trouvais un renard pris dans l’un de mes collets. La satisfaction était incroyable, car la récolte totale de la saison ne dépassait souvent même pas la demi-douzaine! Mais comme bien des choses, les trucs appris sur le terrain ont éventuellement porté fruit et la persévérance lors de mes sorties en raquettes m’a révélé quelques endroits particulièrement productifs pour la capture de renards roux au collet, notamment les passes dans les clôtures. Mais avant d’aller plus loin, n’allez surtout pas penser que c’est l’une de mes inventions; cette technique est probablement apparue dès que le colletage des canidés a pris de la popularité.

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Gastronomie
Effiloché d'outarde, d'oie ou de dindon à la mijouteuse

Par : Cynthia Roy


Il y a quelques années, la mijoteuse devenait l’outil de prédilection du cuisinier et de la cuisinière pressés mais prévoyants et révolutionnait ainsi la planification hebdomadaire des repas de milliers de familles… Soyons francs et réalistes : on mijotait absolument tout! Happée par la vague comme la majorité d’entre vous, je me suis rapidement aperçue que cette cuisson lente rendait plus que justice à la viande de chasse et permettait ainsi de redonner leurs lettres de noblesse aux pièces les moins tendres. Plus aucune excuse de ne pas cuisiner tout ce que vous chassez; vivement la mijoteuse, mes amis!

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Aventures des Territoires du Nord-Ouest
Une chasse qui a du panache

Par : Jocelyn Démétré


Les contrées sauvages à l’extrémité nord-ouest du Canada, que ce soit le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest ou l’État de l’Alaska, proposent d’extraordinaires possibilités de chasse et de pêche et nous sommes nombreux à rêver d’y mettre les pieds un de ces jours. En attendant que cela se réalise, nous vous proposons de vivre quelques aventures à travers les récits de Jocelyn Démétré, un Québécois pure laine, retraité des Forces armées canadiennes, qui exploite depuis quelques années une pourvoirie à Yellowknife, sur les berges du célèbre Grand Lac des Esclaves – un lac de renommée mondiale pour la pêche aux poissons format géant. Jocelyn partage aussi ses aventures sur la chaîne Wild TV. Sa toute première saison d’émissions vient juste d’être lancée (en juillet) et porte le même nom que sa pourvoirie : Great Slave Lake Safaris.

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Armes à feu et équipements
Carabine Moosberg Patriot en combo Vortex

Par : Pierre Morin


Le fabricant d’armes Mossberg, réputé pour ses fameux fusils à pompe, continue de mettre tout en œuvre pour prendre sa part du marché dans la classe des carabines de chasse à prix modique. La nouvelle carabine Patriot, « servie » en combo avec la lunette de visée Vortex Crossfire II 3-9x40, est ajoutée au menu et force est d’admettre que cette combinaison pourrait bien tenter certains d’entre vous. Un chausson avec ça???

Tous les grands fabricants d’armes américains produisant à très grande échelle ont dû, au fil des ans, inclure à leurs lignes d’armes des modèles économiques. Que ce soit pour les carabines à percussion centrale ou pour les fusils, ce cheminement se devait d’être poursuivi si leur volonté était de ne pas perdre ce qui est devenu peu à peu la manne de l’industrie. Même Weatherby, longuement et strictement réputée pour ses armes de prestige, a un jour emboîté le pas, sentant la tempête qui approchait. Quant à Mossberg, le déroulement fut entièrement différent. Cette catégorie d’armes a toujours été pour l’entreprise son seul et unique cheval de bataille. Il n’y a donc jamais eu de changement de cap forcé ou d’ajustement drastique pour s’adapter à cette vague qui en a pris quelques-uns par surprise. Ils ont plutôt surfé sur l’élément, en regardant les autres prendre quelques « bouillons »!!!

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Cahier spécial
Nouveautés pour chasseurs 2016

Par : Patrick Toulouse


La saison de chasse arrive à grands pas et comme chaque année, c’est avec une joie renouvelée que votre magazine vous présente son cahier de nouveaux produits de chasse qui seront disponibles pour la saison 2016. Comme nous avons visité les deux principaux salons de chasse aux États-Unis et avons été présents à quelques salons au Québec, c’est avec un grand soin que nous avons sélectionné des produits qui sauront assurément vous plaire et vous étonner. Notez que les compagnies québécoises, faisant toujours preuve d’ingéniosité, profitent également d’une excellente visibilité dans notre cahier. Vous aimeriez acquérir un produit en particulier? N’hésitez pas à contacter le fabricant grâce aux coordonnées inscrites à la fin de chaque texte. Ainsi, vous obtiendrez les informations essentielles pour connaître le commerçant le plus près de chez vous où vous pourrez vous procurer l’article en question. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et surtout, une excellente saison de chasse 2016!

 

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Évaluation arbalète
5 mobèles 2016 testés

Par : Denis Lapointe


En quinze ans, l’arbalète a conquis le cœur d’un grand nombre de chasseurs québécois. Depuis que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a autorisé l’emploi de cet engin et a instauré officiellement cette période de chasse, de nombreux « chasseurs à la carabine » profitent de cette opportunité pour commencer leur saison de chasse plus tôt et pour la faire durer plus longtemps. Et je serais curieux de connaître le nombre d’archers qui, comme moi, ont remisé leur arc au profit d’une arbalète, faute de temps pour pratiquer le tir à l’arc en vue de la chasse!

Depuis 2012 dans notre province, on récolte davantage de cerfs de Virginie à l’arbalète qu’à l’arme à chargement par la bouche! Après la carabine, l’arbalète est aujourd’hui l’arme la plus utilisée pour récolter un gros gibier. Lors de la saison 2015, 1 chevreuil sur 5 a été abattu au moyen d’une arbalète (21 % pour être précis). Du côté de l’orignal, on parle de 1 sur 10 (11 %).

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Circuit Pro 3D

Par : Daniel Goyette


Diverses innovations susceptibles d’améliorer les succès de chasse des arbalétriers sont apparues au cours des dernières années. Parmi les technologies dignes d’intérêt, notons les lunettes de tir avec points ou lignes de visée à distances pré-identifiées faciles à retenir.

Pour la plupart des lunettes de tir de base conçues pour l’arbalète, les lignes de visée correspondent à des distances de tir non déterminées. L’arbalétrier doit décider la distance du premier point de visée (20 mètres par exemple) et ajuster le télescope à cette distance. Il doit par la suite vérifier à quelles distances correspondent les autres points de visée. Selon le poids de la flèche et la vitesse générée par l’arbalète, les lignes de visée suivantes correspondront souvent à des distances « bâtardes » que le chasseur risque d’oublier dans le feu de l’action (27 mètres, 33 mètres, 42 mètres, etc.).

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Comment chasser une souille d'orignal?

Par : Yves Leblanc


Pour la plupart des lunettes de tir de base conçues pour l’arbalète, les lignes de visée correspondent à des distances de tir non déterminées. L’arbalétrier doit décider la distance du premier point de visée (20 mètres par exemple) et ajuster le télescope à cette distance. Il doit par la suite vérifier à quelles distances correspondent les autres points de visée. Selon le poids de la flèche et la vitesse générée par l’arbalète, les lignes de visée suivantes correspondront souvent à des distances « bâtardes » que le chasseur risque d’oublier dans le feu de l’action (27 mètres, 33 mètres, 42 mètres, etc.).

La création d’une souille par un orignal dominant est un comportement assez ritualisé durant le rut. Ce comportement sert à annoncer, à la fois visuellement et olfactivement, l’emplacement d’un territoire de reproduction pour un mâle et il a évidemment pour but de séduire les femelles. Une souille est un cratère (gratté au sol) que les mâles dominants font à partir du début du rut, soit plus ou moins vers le 15 septembre jusqu’au 5-10 octobre selon le secteur où vous vous trouvez. Ils la produisent avec leurs pattes de devant en grattant le sol pour ensuite uriner dans ce même gratté. Cette urine unique dégage une odeur très spéciale. Ensuite, le mâle se roule dans sa souille pour s’imprégner de cette odeur pour la propager. Ce rituel au début du rut déclenchera la réceptivité de la femelle la plus vieille et la plus dominante du groupe et à son tour, elle va se rouler dans la souille du mâle en signe de réceptivité à ses avances. Au début du rut, les souilles sont peu profondes et développées, mais si elles le deviennent, c’est une indication de leur utilisation répétée durant la saison du rut.

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Nouvelle prime-cadeau gratuite : un diffuseur d'odeur

Par : Pascal Blais


Les chasseurs connaissent la puissance attractive des urines lorsque vient le temps de leurrer l’orignal ou le chevreuil. Or, ces liquides, si efficaces soient-ils pour le gibier, possèdent des défauts de taille : ils sont nauséabonds et peuvent tacher les vêtements du chasseur, les sièges d’automobile et les sofas du chalet. Voilà que le magazine Aventure Chasse & Pêche propose maintenant un produit innovateur pour contrer ces défauts majeurs des urines : un distributeur d’odeur.

Le magazine Aventure Chasse & Pêche est écrit par des passionnés qui passent beaucoup de temps en plein air. À coup d’échecs ou de succès, ces amants de la nature testent des techniques, des astuces et des produits. L’expérience ainsi acquise conduit souvent vers des textes profonds qui aident les lecteurs à récolter ou à capturer plus facilement leurs prises, qu’elles soient vêtues de poils ou d’écailles. Le produit vedette de cet article, le distributeur d’odeur, a d’ailleurs été pensé lors d’une expédition de chasse à l’orignal. Voulant employer de l’urine de mâle en situation de chasse fine, les chasseurs ont utilisé une guenille imbibée d’urine qu’ils ont accrochée à leur sac à dos et à leur ceinture. Et devinez la suite? Leurs vêtements tachés d’urine ont senti l’orignal pendant tout leur séjour. Cette petite odeur a même plané dans le véhicule et au campement une fois les heures légales de chasse terminées… Pas très appétissant, n’est-ce pas?

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Faire des grunts et du rattling au Québec...
productif ou inutile

Par : Luc Brodeur


Les stratégies d’émettre des grunts et d’effectuer du rattling ont-elles leur utilité ici au Québec, considérant le fait que les mâles matures se font plutôt rares? Luc Brodeur, qui chasse le chevreuil depuis maintenant 30 ans, nous explique son parcours avec ces techniques de chasse et nous partage son point de vue à ce sujet.

Cela fait déjà 30 ans que nous nous questionnons, que nous nous challengeons, mon frère et moi, pour essayer de mieux comprendre ce gibier (le chevreuil), si beau, mais si complexe. Cet exercice que nous faisons 12 mois par année nous a permis de mieux le comprendre, du moins, c’est ce que nous pensons. Comment parler de grunt et de rattling, sachant qu’ils ont été maintes fois traités? Avant de vous proposer notre technique, j’aimerais vous expliquer notre évolution dans le temps et vous expliquer les aspects les plus importants pour avoir du succès avec le grunt et le rattling. Où, quand, comment et surtout pourquoi cela fonctionne à certains endroits? Après la lecture de cet article, vous serez en mesure de comprendre pourquoi ces stratégies n’apportent pas toujours le succès recherché.

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Assis dans votre cache... Avez-vous la bonne technique de tir?

Par : Mario Fortier


Les stratégies d’émettre des grunts et d’effectuer du rattling ont-elles leur utilité ici au Québec, considérant le fait que les mâles matures se font plutôt rares? Luc Brodeur, qui chasse le chevreuil depuis maintenant 30 ans, nous explique son parcours avec ces techniques de chasse et nous partage son point de vue à ce sujet.

Cela fait déjà 30 ans que nous nous questionnons, que nous nous challengeons, mon frère et moi, pour essayer de mieux comprendre ce gibier (le chevreuil), si beau, mais si complexe. Cet exercice que nous faisons 12 mois par année nous a permis de mieux le comprendre, du moins, c’est ce que nous pensons. Comment parler de grunt et de rattling, sachant qu’ils ont été maintes fois traités? Avant de vous proposer notre technique, j’aimerais vous expliquer notre évolution dans le temps et vous expliquer les aspects les plus importants pour avoir du succès avec le grunt et le rattling. Où, quand, comment et surtout pourquoi cela fonctionne à certains endroits? Après la lecture de cet article, vous serez en mesure de comprendre pourquoi ces stratégies n’apportent pas toujours le succès recherché.

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Accessoires d'arbalètes innovateurs

Par : Patrick Toulouse


Gaston Houle est un chasseur-inventeur passionné qui a un sens aigu de l’observation pour détecter tous les objets qui peuvent être améliorés. C’est son amour pour la chasse qui l’a amené à inventer deux accessoires précurseurs pour les arbalètes Excalibur : l’étrier DrStirrup et les amortisseurs de bruit dBKiller. Mais ce n’est pas tout : il a également créé un tendeur de corde d’arbalète universel tout à fait innovateur : le 4x4Kocker.

Certains d’entre vous penseront que tous les étriers se ressemblent de même que les tendeurs de corde et les amortisseurs de bruit, mais détrompez-vous. En lisant les réponses de M. Houle à nos questions, vous constaterez que ceux qu’il a créés sont différents, ingénieux et fonctionnels.

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L'art de provoquer les mâles orignaux

Par : Michel Therrien


Savoir exploiter l’instinct de territorialité d’un mâle est d’une efficacité redoutable tout en étant certainement l’une des plus palpitantes approches de chasse qui soient. Voici plusieurs astuces pour provoquer des mâles au moyen du rattling tout au long de la saison de chasse.

Nous étions le 16 septembre 1991 et en raison d’une température anormalement chaude, le moral des chasseurs que j’accompagnais n’était pas à son meilleur. Cette température de « golfeur » influençait les comportements d’un grand mâle qui restait caché dans les conifères serrés. Exaspérés, mon frère et moi avons pris la décision de tenter le tout pour le tout afin de faire sortir le ROI de sa cachette. Je ne portais pas d’arme, car je guidais et mon rôle consistait à apeurer l’orignal afin qu’il emprunte l’une des trois passes naturelles que les chasseurs devaient couvrir en situation d’attente. Pour m’assurer de me faire entendre, je m’étais muni d’un bâton que je cognais contre les arbres dans l’espoir que l’orignal détale en direction des chasseurs impatients de voir son large panache. Contre toute attente, j’ai fait la rencontre tant espérée, mais l’orignal n’a pas pris la fuite comme nous l’avions anticipé.

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Une chambre froide abordable avec le Coolbot

Par : Patrick Toulouse


À la suite de l’article sur les chambres froides paru dans le magazine d’Automne 2015, nous avons reçu plusieurs commentaires, dont celui de Mathieu Denolf qui a retenu notre attention. Il nous mentionnait qu’il existait un produit, le Coolbot, qui se connecte sur un climatiseur de fenêtre et qui permet de descendre la température à 4 °C dans un espace isolé, créant ainsi une chambre froide abordable. Cela a évidemment piqué notre curiosité et nous avons immédiatement fait des démarches pour en apprendre plus au sujet de ce produit.

Ce n’est pas un secret pour personne, la température chaude est devenue un cauchemar pour les chasseurs qui récoltent leur gros gibier en début de saison. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle nous vous avions présenté différentes options de chambre froide dans le magazine d’Automne 2015. Remarquez qu’il s’agissait de solutions fonctionnelles et durables, sauf qu’elles n’étaient pas à la portée de toutes les bourses en considérant que le système de refroidissement de la chambre froide que nous avions construite coûtait à lui seul 2200 $. À un coût de 315 $ US (environ 410 $ CA), le Coolbot représente a priori une option beaucoup plus abordable puisqu’en le jumelant à un climatiseur de fenêtre, il permet d’obtenir une chambre froide à un coût minime pour conserver le gibier. Cependant, avant de commencer nos tests, nous avons contacté quelques frigoristes pour recueillir leur impression sur l’efficacité du jumelage entre le Coolbot et un climatiseur.

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Un outil pour décharger votre arbalète sans tirer!

Par : Patrick Toulouse


À moins qu’on décoche une flèche sur un gibier, le déchargement d’une arbalète après une journée de chasse représente toujours une opération plutôt désagréable à exécuter pour un arbalétrier. Cependant, il existe maintenant un accessoire pour faciliter cette tâche, le Xbow Defuser.

Les fabricants d’arbalètes recommandent de décharger son arbalète régulièrement, que ce soit après une séance de chasse ou à la d’armement, ces méthodes exigent une certaine force physique de la part de son propriétaire sans compter qu’il y a toujours un certain risque d’échapper la corde et d’endommager l’arbalète. Il y a aussi des gens qui chassent près de leur camp. Lorsqu’ils décochent leur flèche dans une cible pou décharger leur arbalète au camp, le bruit produit peut effraer le gibier qui n’est pas très éloigné. Et sans oublier qu’on effectu souvent le déchargement de son arbalète lorsqu’il fait noir, ce qui n’est pas très pratique et sécuritaire. Mais il y a encore plus contraignant que de décharger son arbalète une fois par jour. Certains États américains ne permettent pas le transport d’une arbalète tendue dans un véhicule même s’il n’y a pas de flèche sur la rampe de lancement. Ainsi les chasseurs sont obligés de la décharger chaque fois qu’ils veulent se déplacer avec leur véhicule, qu’ils veulent aller dîner ou qu’ils changent de territoire pendant la journée ou à la tombée du jour, ce qui n’est vraiment pas agréable pour eux.


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Couteaux à lames interchangeables
Fini l'affûtage!

Par : Caroline Bolduc


« Il n’y a rien de plus dangereux qu’un couteau… qui ne coupe pas! » Voilà une affirmation que vous avez sûrement déjà entendu et qui, avouons-le, est pleine de sens. Travailler avec un couteau au tranchant émoussé et qui ne coupe plus rend la tâche de l’éviscération vraiment pénible et dangereuse, en plus de nécessiter beaucoup plus de temps! Dans le meilleur des mondes, tant à la chasse qu’à la pêche, il faudrait toujours avoir avec soi un couteau fraîchement affûté. Mais l’art de l’affûtage n’est pas maîtrisé de tous, tandis que d’autres négligent tout simplement d’effectuer cette corvée ennuyante et la remettent inlassablement à plus tard. Si c’est votre cas à vous aussi, voici une solution fort pratique : les couteaux à lames interchangeables!

Ce type de couteau n’est pas nouveau, mais bien des chasseurs et des pêcheurs n’y ont jamais porté attention ou sous-estiment leurs nombreux avantages. Bien qu’ils aient de multiples usages, ils sont particulièrement pratiques pour dépiauter du gibier, que ce soit des chevreuils, des orignaux, des animaux à fourrure ou tout autre type.

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Petit gibier à vélo : une chasse hautement sportive et efficace

Par : France-Serge Julien


Lundi ensoleillé, 10 h 30. Malgré qu’aucune gélinotte n’ait collaboré jusqu’à maintenant, ça demeure une journée de vacances agréable et relaxante. Je chasse en vélo. Sur un sentier sinueux, sous un couvert de végétation, je longe une chaîne de lacs avec à l’arrière-plan des montagnes aux couleurs automnales. Le contact avec le soleil, les odeurs et les bruits de la forêt est sans filtre. C’est d’abord le plaisir du plein air. En fait, même si à la fin de la journée, je reviens bredouille ou avec une seule gélinotte ou deux, je serai zen, car j’aurai pratiqué des activités sportives passionnantes dans un milieu apaisant.

Le vélo unit les avantages de la chasse à pied et ceux découlant de la chasse en auto ou en VTT. En vélo, on peut s’enfoncer très profondément en forêt, là où les véhicules et même les VTT ne peuvent passer. Lorsqu’un sentier est bloqué par un arbre renversé ou en raison d’un ponceau arraché par la crue des eaux, on peut facilement contourner l’obstacle avec son vélo et poursuivre son trajet – alors que les chasseurs en véhicule doivent rebrousser chemin. Le vélo permet donc d’arpenter des sentiers dans lesquels aucun autre chasseur n’est passé ou, à tout le moins, de s’y enfoncer beaucoup plus profondément qu’un chasseur à pied. On augmente ainsi les chances de découvrir des « nouvelles » couvées de perdrix qui n’ont jamais vu l’ombre d’un chasseur. De plus, le vélo permet de se déplacer sensiblement à la même vitesse que les chasseurs motorisés tout en offrant le bien-être silencieux de la chasse fine. C’est un rendez-vous avec le silence de la forêt, le bruit d’un cours d’eau, d’une chute, d’un écureuil ou encore mieux, d’une gélinotte.

 

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Orignal : une période de call productive

Par : Stéphane Belley


La première semaine de septembre représente pour moi une période de chasse des plus fructueuses, et cela, depuis un bon nombre d’années. Plusieurs chasseurs évitent de chasser à ces dates-là et pourtant, il y a beaucoup d’avantages à le faire, car malgré les croyances populaires, les mâles ne sont pas complètement indifférents à nos appels durant cette période. J’aimerais partager avec vous la façon dont je parviens à les déjouer à ce temps de l’année.

Je chasse l’orignal depuis plus de 25 ans et je guide des chasseurs depuis une dizaine d’années dans diverses régions du Québec. Au début de septembre, j’ai à mon actif la récolte d’une dizaine d’orignaux, dont 4 de plus de 40 pouces, et cela, en territoires libres. Tous les chasseurs savent que l’appel de l’orignal est au mieux de la mi-septembre au début d’octobre. Ce qui m’a incité à expérimenter l’appel au début de septembre il y a plusieurs années, c’est tout simplement que la chasse à l’arc et à l’arbalète se déroulait à ces dates-là dans ma région. Évidemment, la réaction des orignaux et la méthode utilisée pour chasser à ce temps de l’année diffèrent quelque peu de ce qu’on voit et fait durant la période de rut. Laissez-moi vous raconter une histoire de chasse qui s’est produite au tout début du mois de septembre, avec mon fils Mario.

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Outarde : La stratégie du T...
T pour terriblement effiace

Par : Martin Léonard


S’il y a une passion que je chéris depuis plusieurs années, c’est sans contredit la chasse à l’outarde dans les champs agricoles. Au fil des ans, avec l’aide de mon fils Olivier et de mes compagnons de chasse, j’ai expérimenté plusieurs stratégies pour leurrer cet oiseau. Comme la plupart des chasseurs de sauvagine, j’ai eu mon lot d’essais et d’erreurs. Aujourd’hui, fort d’une vingtaine de saisons de chasse à expérimenter et à analyser, voici comment je m’y prends pour m’assurer d’avoir de l’action et pour maximiser mes résultats de chasse.

Au départ, l’équation semble très simple : 1 ‒ Trouver un champ avec des outardes. 2 ‒ Obtenir la permission du propriétaire du terrain. 3 ‒ S’installer le lendemain matin avec des appelants et des caches. 4 ‒ Attendre l’arrivée des bernaches et espérer avoir la chance d’en tirer quelques-unes. Voilà sans doute une façon très simpliste et mathématique d’expliquer la chose.

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Super succès de chasse
Quand le monstre descend de la montagne

Par : Jean-Philippe Maheux


Voici le récit d’une chasse à l’orignal fructueuse, racontée par trois membres du groupe, chacun à leur manière…

Mes compagnons (Reynald, Réjean et Éric), notre accompagnatrice et chef de groupe (Danielle) et moi-même avons vécu un voyage de chasse extraordinaire à l’automne 2015. D’emblée, je vous suggère de lire l’article ci-contre intitulé Mesdames, cessez d’être des veuves de chasse, qui vous en apprendra davantage sur notre aventure. Ces deux courts textes vous feront également découvrir comment mes compagnons Danielle et Reynald, tous deux chasseurs, ont vécu ce séjour, qui constituait leur premier périple de chasse à l’orignal en couple… En août, nous avons exploré notre territoire et sommes repartis, persuadés que la chasse serait fructueuse. Nous avons déniché une zone marécageuse de rêve et avons également constaté la présence de plusieurs orignaux de par les pistes fraîches concentrées dans un secteur assez restreint.

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Abatteriez=vous cette femelle...
en laissant le beau orphelin

Par : Caroline Bolduc


Vous, que répondez-vous à cette question?

  • A. Non, certainement pas. Le veau mourrait à coup sûr au cours de l’hiver!

  • B. Oui, vous la récoltez. Vous ne vous empêchez pas d’abattre une femelle accompagnée d’un veau, car vous ne craignez pas pour la survie du rejeton.

  • C. Comme vous ne savez pas trop les conséquences, vous êtes hésitant… De plus, vous craignez d’être mal vu des autres chasseurs.
  • Que vous ayez répondu A, B ou C à cette question, ce qui suit risque fort bien de vous intéresser et de vous en apprendre sur le taux de survie des veaux orphelins.

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Une femelle orignal avec un panache

Par : Patrick Toulouse


Michel Dumont, qui chasse dans la zone 2, a réalisé tout un exploit à l’automne 2014. Non, il n’a pas récolté un orignal avec un panache de 55 pouces. Il n’a pas non plus abattu un chevreuil de 12 pointes de 275 livres! Ce qu’il a récolté est tout aussi exceptionnel : il s’agit d’une femelle orignal portant un panache de 42 pouces! Laissez-moi vous raconter son exploit et vous donner quelques explications sur ce phénomène très rare.

L’action s’est déroulée le 19 octobre 2014. Alors que M. Dumont faisait le guet, il a vu cet orignal arriver à la course à sa saline en provenance du territoire voisin. Il a présumé qu’il avait été levé par un autre chasseur. La bête ne s’est pas immobilisée lorsqu’il lui a lâché un call, il l’a donc tirée à la course. Le cervidé s’est arrêté environ 50 pieds plus loin, d’où notre chasseur le voyait bien, soit à environ 250 pieds. M. Dumont a tiré une deuxième cartouche qui a également frappé la zone vitale. L’orignal est reparti à la course et approximativement 100 pieds plus loin, notre chasseur a fait feu une dernière fois, pour voir finalement la bête tomber tout près d’un petit étang de castor.

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Pêche à la mouche

Par : Yannick Loranger


Quand vient le temps de s’équiper pour la pêche à la mouche, le moulinet est l’objet de plusieurs interrogations. Y a-t-il beaucoup de différences entre les modèles puisque les prix varient de 30 $ à plus de 1000 $? Dans cette chronique, je ferai la lumière sur ces questionnements.

Jadis, il était fréquent d’entendre que le moulinet du moucheur servait uniquement à enrouler la soie une fois la journée de pêche terminée. Aujourd’hui, on sait que les fonctions du moulinet sont plus vastes considérant leur évolution. Entre autres, cet équipement est en mesure de freiner adéquatement les poissons en fuite, même les plus gros. Il facilite également la récupération du fil lors du combat.

 

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Gros doré : pensez autrement

Par :


Voulez-vous savoir comment prendre des gros dorés avec régularité? C’est votre jour chanceux, car aujourd’hui je vous offre un 2 pour 1! Deux techniques éprouvées et qui ont fait leurs preuves depuis plusieurs années. Maintenant, la grande question : êtes-vous prêts pour vous attaquer à la poursuite des gros dorés d’automne? Vraiment?

Si je vous pose cette question, c’est que plusieurs chérissent le rêve d’attraper des dorés monstres. Or, lorsque vient le temps d’adapter leur façon de pêcher pour augmenter les chances de capturer des trophées, la majorité des pêcheurs ne sont pas prêts à changer leurs vieilles habitudes. Pour augmenter les probabilités de capturer des gros dorés, le pêcheur doit avoir une certaine ouverture d’esprit et sortir de sa zone de confort. Le vrai problème ne provient pas de l’équipement, mais bien de la technique de pêche. La plupart pêchent de la même façon à l’automne qu’à l’été. La pêche d’automne aux gros spécimens est une autre réalité et le pêcheur doit s’y adapter. Traquer un trophée n’est pas une chose facile. S’il est devenu gros, c’est qu’il a su éviter les présentations habituelles. Mais ces gros dorés plus rusés ont quand même une faiblesse. À l’automne, leur appétit démesuré les pousse à commettre des erreurs.

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Maski : un monstre de 62 livres!

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Ah! les fameuses grosses truites mouchetées et arc-en-ciel! Oui, celles qui se trouvaient sur le sonar et non dans nos paniers. La raison de nos insuccès? Nos leurres ne descendaient pas assez profondément pour une pêche de début juillet. Des truites, nous en capturions, mais seulement des petites. Il fallait donc trouver le moyen d’atteindre des profondeurs plus importantes afin de présenter nos leurres à cette catégorie de truites gros format. Mais ce serait pour le prochain voyage, car nous n’avions pas le matériel nécessaire sous la main.

Vous avez bien compris. C’est lors d’un voyage de pêche en plein été que nous avons appris à la dure que notre canne à lancer léger traditionnelle ne faisait pas le travail lorsque venait le temps de s’attaquer à des poissons évoluant à plus de 20 pieds de profondeur à la traîne. Même avec des cuillères pesantes, il nous était impossible d’aller chercher ces belles grosses truites bedonnantes. Devant cette impasse, nous avons donc décidé de réserver un autre séjour de pêche l’année suivante au même endroit, et ce, sensiblement durant la même période. Et ce n’est pas vrai que nous allions nous faire prendre à ce jeu deux années consécutives. Lors de ce second voyage, nous avions la ferme intention de déjouer ces grosses truites qui nous narguaient sur nos écrans de sonars.

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Mouchetée et arc-en-ciel : un ensemble léger pour pêcher en profondeur

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Jean-Martin Landry et Patrick Milot ont réussi un exploit hors du commun en septembre 2015. Ils ont gagné le plus important tournoi de pêche à l’achigan du Québec, le Berkley B1. Comme la bourse était très intéressante, ils ont dû vaincre plus de 200 pêcheurs, dont certains très talentueux, provenant d’un peu partout au Canada et même des États-Unis. Qu’ont-ils fait de plus que les autres pour se sauver avec la victoire? La réponse dans les prochaines pages…

Avant d’interroger les deux pêcheurs, je dois spécifier que le tournoi de pêche Berkley B1 a eu lieu sur le lac Saint-François, un élargissement du fleuve entre Cornwall et Salaberry-de- Valleyfield. Ce plan d’eau se distingue par ses eaux cristallines et par sa grande population de gobies à taches noires. L’achigan se nourrit notamment de ces petits poissons indésirables mesurant entre 3 et 8 pouces. Comme cette source de nourriture est très abondante, les achigans de ce plan d’eau atteignent des poids imposants.

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Achigan : comment nous avons gagné 50 000 $ lors d'un tournoi?

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Pendant que je fixe un émerillon à une cuillère Williams Wabler rouge et blanc, un pêcheur me demande en passant si la pêche au brochet est bonne. Je lui explique que je n’en ai aucune idée, mais que la pêche au doré, elle, est excellente. D’un air très suspicieux, l’inconnu continue sa route en se disant probablement que je venais de lui raconter un beau mensonge. Pourtant, je venais de lui livrer la pure vérité.

Parmi les mœurs du doré les plus sous-exploitées des pêcheurs, on retrouve la pêche à faible profondeur et plus précisément la pêche dans les herbiers. Pour moi, c’est une facette de la pêche au doré que j’exploite beaucoup, surtout si les eaux sont teintées ou turbides. Plusieurs raisons me poussent à le faire. D’une part, les percidés qui squattent les herbiers sont généralement, plus gros, plus agressifs et susceptibles d’être capturés avec des méthodes qu’on croirait farfelues. De plus, ces populations de dorés subissent habituellement peu de pression de pêche. C’est un net avantage, surtout sur les plans d’eau publics où plusieurs bateaux peuvent passer à répétition sur des structures plus profondes. De fait, le pêcheur d’herbiers a beaucoup plus de chances de s’attaquer à des poissons moins méfiants. Encore plus intéressant, les sections d’herbiers les plus productives sont souvent habitées par d’autres espèces de poissons.

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