Magazine Aventure Chasse & Pêche

Automne 2015
Volume 23 no 3

Le magazine Aventure Chasse et Pêche est conçu
expressément pour et par des passionnés qui désirent en savoir plus.


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Articles

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Articles

Éditorial
Pour contrer la menace d'un registre inutile...

Par : André Veilleux


La bataille pour l’abolition du registre canadien des armes d’épaule est de l’histoire ancienne, mais à peine a-t-il été aboli que le gouvernement Couillard, appuyé par tous les partis d’opposition du Québec, affiche haut et fort sa ferme intention de nous imposer le sien.

Le registre canadien a beau représenter un fiasco total, tant pour son coût astronomique que pour son inefficacité reconnue par la majorité des provinces canadiennes, aucun argument rationnel n’y fait pour le Québec, décidé à répéter la même erreur. Et ne vous faites aucune illusion quant à la menace sérieuse et plus réelle que jamais qui pèse sur l’ensemble des utilisateurs d’armes à feu du Québec. C’est notre premier ministre qui a clairement exprimé ses intentions, en affirmant à l’Assemblée nationale que moins il y aura d’armes à feu au Québec, mieux ce sera pour la sécurité des Québécois. C’est donc en s’appuyant sur cette fausseté voulant qu’un registre d’armes d’épaule puisse mieux assurer la sécurité des Québécois que l’on tentera de nous faire avaler cette mesure aussi mensongère qu’inutile.

 

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Sauvagine
La recherche au service des chasseurs

Par : Sylvain Lessard


Je me trouve chanceux et privilégié d’être un chasseur d’oiseaux migrateurs au Québec, territoire traversé par une route migratoire des plus importantes qu’est le fleuve Saint-Laurent, qui me permet de chasser des espèces très convoitées. L’une de ces espèces attirant la convoitise est sans contredit la Grande Oie des neiges, une espèce d’intérêt national. Année après année, les chasseurs d’oies se demandent quel sera le taux de reproduction de l’année en cours. Cette donnée, circulant sur bien des lèvres dans le milieu de la chasse aux migrateurs, permet pour plusieurs d’aspirer à une chasse de rêve. Mais d’où provient cette information? Mes recherches m’ont appris que la majorité des informations sur la reproduction de cette espèce se fait sur une île de l’archipel Arctique, soit l’île Bylot. Ce territoire de plus de 11 000 km2 abrite une des plus importantes colonies de Grandes Oies des neiges. Il est connu depuis les années 50 et étudié davantage par le Service canadien de la Faune dans les années 80. Mes recherches m’ont révélé l’implication de l’Université Laval à Québec, par l’entremise d’un des professeurs du département de biologie et membre du Centre d’études nordiques, M. Gilles Gauthier. J’ai eu le plaisir de m’entretenir avec cet éminent chercheur.

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QDMA Canada - Chevreuil à l'appâtage :
le Chestnut Magic, un produit révolutionnaire

Par : Luc Brodeur


Les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas attiré par les produits « bulle de rêve », qui ne font qu’alimenter les rêves de récolter un mâle mature. Ceux qui ont lu mes articles savent très bien que le succès provient du type de gestion que vous faites sur votre territoire et de votre éthique de travail. Par contre, certains produits peuvent nous aider à atteindre nos objectifs. J’ai été l’un des premiers à travailler avec Agriculture Canada pour importer des semences pour les champs nourriciers de façon légale au Québec. Pour avoir fait plusieurs expérimentations, je sais que ce type de produit a un impact très positif sur le cheptel des cerfs. Récemment, j’ai fait l’essai d’un produit conçu avec des noix de châtaignier, sujet de la chronique de l’édition Été 2015.

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Trappage
Le vison à la passe

Par : Serge Larivière


Le vison est un animal mystérieux pour bien des trappeurs. En effet, même si plusieurs en capturent un ou deux chaque année, ce sont presque toujours des captures accidentelles dans les pièges tendus pour le rat musqué, le castor ou même la loutre. La réalité demeure que peu de trappeurs prélèvent des visons de façon ciblée et rares sont ceux qui en capturent plus d’une dizaine par année. Pourtant, le vison fréquente la plupart des ruisseaux, rivières et lacs de notre province. Cependant, sa petite taille et ses habitudes semi-aquatiques rendent sa présence difficile à détecter. Le long des berges de foin et de roches, il est carrément impossible à localiser – sauf si l’on pose des pièges! Trapper le vison demande un peu de « foi » : il faut croire que le vison est présent, tendre des pièges spécifiquement pour cette espèce et attendre que le vison repasse!

Bien qu’il y ait plusieurs façons de piéger le vison avec des appâts, soit dans de petites cabanes de roches, des imitations de trous de rats musqués dans la berge ou même des boîtes-pièges bien disposées en bordure des cours d’eau, les gens qui ciblent cette espèce sérieusement se fient presque tous aux installations à la passe, une technique qui ne nécessite ni leurre ni appât. Mais pour capturer une aussi petite bête à la passe, il faut bien comprendre cet animal!

 

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Gastronomie
Soupe won-ton à l'orignal

Par : Cynthia Roy


Qui a dit un jour que la viande de chasse était un produit offrant peu de possibilités? Bonne question, n’est-ce pas? La réponse est en fait : moi-même il y a 15 ans! Jadis, tous les préjugés y passaient et jamais je n’aurais cru un jour pouvoir apprêter avec succès ce produit que je connaissais si peu. À force d’essais (et d’erreurs…), j’ai constaté avec surprise que la saveur distinctive de la viande de gibier était en fait un « tremplin culinaire » à ma créativité, bien plus qu’une barrière… Me voilà donc, une décennie plus tard, essayant de vous amener à faire de cette viande, que je considère maintenant comme une richesse, rien de moins que des won-ton, mes amis!

Le vif du sujet
Chers lecteurs, dans ce numéro-ci, une recette de soupe! Parce qu’au départ j’adore la soupe, mais aussi parce que la soupe, c’est réconfortant à tout âge et que ça fait une entrée géniale tout comme un repas savoureux en ajustant seulement la taille de la portion! Laissez-vous tenter!

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Armes à feu et équipements
La Howa Hogue Riffle Cerakote en calibre 7 mm Rem. Magnum

Par : Pierre Morin


Plusieurs d’entre vous ont sûrement froncé quelque peu les sourcils en lisant le nom de cette marque de carabine… « Howa ». Vous serez peut-être surpris d’apprendre que cette entreprise japonaise fabrique des carabines à verrou depuis 1967. Et depuis plus de 35 ans, ces modèles à verrou sont principalement désignés sous l’appellation « Howa modèle 1500 ». Produisant leur propre marque, Howa équipe aussi le très populaire modèle Vanguard de Weatherby, et ce, depuis belle lurette. Les défuntes mais excellentes carabines Smith & Wesson utilisaient également ce mécanisme. Mossberg et Interarms ont eux aussi antérieurement employé cette mécanique. Il faut donc comprendre que Howa a fait ses preuves et qu’elle n’a rien à voir avec une nouvelle venue.

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Circuit Pro 3D

Par : Daniel Goyette


Comme le dit l’adage, on n’arrête pas le progrès. Au fil des dernières années, les arcs de chasse sont devenus de plus en plus performants et rapides. Parallèlement à cette évolution, la composition des flèches de chasse les plus populaires est graduellement passée de l’aluminium à la fibre de carbone. La fiabilité améliorée des flèches de carbone, qui allient légèreté, rectitude et constance de rigidité, a facilité le processus d’ajustement des arcs de chasse performants pour plus d’un archer chasseur. Sans prétendre détenir le secret de tous les détails d’ajustement, j’irai de quelques petits conseils. Premièrement, comme je le mentionnais dans une chronique précédente, vaut mieux sélectionner une flèche de chasse un peu trop rigide que trop molle. Deuxièmement, attention à ce que j’appelle « la taxe sur la nouveauté ». La production du matériel de tir à l’arc est un monde où la concurrence est forte et où ça joue dur sur le plan marketing. Chez nos voisins du Sud, les pubs percutantes sur les nouveautés en matière de flèches et de pointes de chasse portent parfois à croire que vous vous préparez à acheter des parts dans la navette spatiale! Personnellement, des flèches de chasse à 180 $ ou 200 $ la douzaine, je n’y crois pas [...]

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Cahier spécial
Nouveautés pour chasseurs 2015

Par : Patrick Toulouse


La tradition se poursuit et comme chaque année, c’est avec un immense plaisir que le magazine Aventure Chasse et Pêche vous présente son cahier de nouveaux produits qui seront disponibles pour la prochaine saison de chasse. Plusieurs de ces articles ont été découverts lors de notre visite aux deux principaux salons de chasse aux États-Unis, sans oublier les compagnies québécoises qui sont également bien représentées. Nous sommes persuadés que ces nouveautés sauront vous charmer et certaines vous surprendront assurément. Vous aimeriez en apprendre plus sur un produit en particulier? En consultant les coordonnées inscrites sous la fiche du produit, vous y trouverez le site Internet du fabricant et son numéro de téléphone, que ce soit pour obtenir plus de détails sur le produit ou encore pour connaître la boutique de chasse la plus près pour vous le procurer. Sur ce, nous vous souhaitons une excellente saison de chasse 2015!

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Évaluation arbalète
5 modèles 2015 testés

Par : Denis Lapointe


Au printemps, j’ai eu l’agréable surprise de constater que de nombreux fabricants d’arbalètes avaient un ou même plusieurs nouveaux modèles 2015 à dévoiler. Dans le monde des arbalètes, de la nouveauté, il y en a bien sûr chaque année! Mais cet automne, l’acheteur aura encore plus de choix qu’à l’habitude chez les détaillants de chasse et pêche!

ous connaissez sûrement l’expression « avoir l’embarras du choix »? Plus le choix de modèles est vaste, plus il est difficile et embarrassant d’opter pour un en particulier. Devant la quantité de nouveaux modèles mis en marché, je dois vous confier que j’ai moi-même vécu cet « embarras » lors de ma planification annuelle : « quels modèles vais-je sélectionner dans le cadre des prochaines évaluations d’arbalète…? » Comme vous le savez peut- être, nous avons l’habitude de publier une évaluation d’arbalète par numéro, à l’exception de l’édition Été où nous publions l’évaluation d’un arc. Je me voyais donc contraint de tester et de vous présenter uniquement trois nouveaux modèles au cours de l’année à venir, parmi cette exceptionnelle panoplie de nouveaux modèles. Quel dommage! Incapable de me résigner à cette situation, voilà que l’idée m’est venue de modifier exceptionnellement la formule habituelle des évaluations afin de présenter plus d’un modèle dans le présent numéro. Nous avons travaillé fort, et c’est avec plaisir que je vous livre mon appréciation et les résultats des tests réalisés avec cinq nouveaux modèles 2015 d’arbalètes.

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Super succès : Merci, « ti-cousins »!

Par : Danny Roberge


Mon histoire remonte à quelques années. Nous sommes au printemps 2004 dans la zone 1, l’appel de la chasse se faisant sentir, mon fils et moi, nous sommes allés préparer nos salines pour la prochaine saison. Nous en avons profité pour vérifier nos caches pour voir si tout était en ordre et aussi pour dégager nos sentiers qui se rendent à celles-ci. Puis nous sommes descendus à la roulotte où j’ai fait un bon feu pour profiter de ce moment de tranquillité dans la forêt. J’étais en train de me bercer et je pensais à toutes les chasses des années précédentes où nous avions eu du succès. J’ai alors confié à mon garçon que je ne savais pas si nous aurions les mêmes résultats cette année. Quel bonheur d’avoir à nouveau le droit de chasser dans notre territoire. Il faut mentionner que la chasse aux chevreuils en Gaspésie a été fermée pour une longue période, ce qui m’a obligé d’aller chasser à l’extérieur de la Gaspésie durant quelques années. Lorsque la chasse fut permise à nouveau, j’ai eu le bonheur de récolter un beau 8 pointes. Ce qui augurait bien pour les années à venir.

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Un guide répond à des questions pointues

Par : Michel Breton


Lors de mes conférences ou de mes formations en forêt, on me pose régulièrement des questions très pertinentes concernant la chasse à l’orignal dont la réponse ne nécessite pas nécessairement un article complet sur le sujet dans le magazine. Au fil des mois, j’ai conservé les meilleures questions et j’ai même invité les fans de ma page Facebook à me faire parvenir les leurs. Vous avez été nombreux à m’écrire et je vous en remercie grandement. Alors voici les 11 questions retenues et leur réponse.

Je voyais régulièrement un gros mâle, deux femelles avec des veaux et un orignal d’un an et demi à mon site. Deux jours avant le début de la chasse à la carabine, toutes les bêtes avaient disparu! J’aimerais avoir ton hypothèse sur cette désertion.

 

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13 pointes de chasse testées : résulats désastreux

Par : Denis Lapointe et Caroline Bolduc


Les fabricants d’arbalètes conçoivent des engins de plus en plus puissants. Certains modèles procurent même une vélocité dépassant les 400 pi/s. Propulsées à des vitesses aussi vertigineuses, comment se comportent les pointes de chasse rétractables? Nous en avons testé 13 pour le savoir. Les résultats nous ont jetés par terre. Ils ont été désastreux, pour ne pas dire catastrophiques. Avec l’une des trois arbalètes ayant servi aux tests, les 13 types de pointes ont ouvert en vol!!! Conséquences possibles : des groupements qui passent de 2 pouces à près de 40 pouces et même plus. Des points d’impact imprévisibles et éloignés du point visé. Et inévitablement, d’énormes risques de blesser le gibier ou de le manquer. Si vous êtes un chasseur un brin responsable, vous avez l’obligation morale de lire ce qui suit. Cela pourrait expliquer pourquoi vous avez blessé ou manqué un ou des gibiers ces dernières années. Et mieux encore, cela pourrait vous éviter dans les années à venir de blesser des bêtes, sans les retrouver. Si ce n’est déjà fait, je vous suggère de vous asseoir pour lire la suite. Les informations contenues dans cet article pourraient provoquer certains malaises…

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Chevreuil - Entonnoir découvert ou couvert : Lequel offre le plus de chance d'épingler un mâle mature?

Par : Christian de Beaumont


Les entonnoirs et les corridors écoforestiers constituent des endroits de prédilection pour s’embusquer et récolter un chevreuil y circulant. Si vous examinez les deux schémas présentés en introduction, vous conviendrez que ces deux types d’entonnoirs sont totalement différents. Le premier est ce que j’appelle un entonnoir découvert, tandis que le second forme un entonnoir complètement à couvert. Et malgré cette énorme différence, on les désigne tout de même par le même terme! Une question se pose! Dans lequel de ces deux entonnoirs devriez-vous préférablement chasser? Selon vous, lequel des deux entonnoirs vous paraît le plus productif? Dans lequel des deux positionneriez-vous votre mirador…? Prenez quelques minutes avant de poursuivre votre lecture et demandez-vous dans lequel vous préféreriez chasser et pourquoi.

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Entrevue avec Laurent Lessard, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs

Par : Caroline Bolduc


Le 21 mai dernier, votre magazine Aventure Chasse & Pêche a rencontré monsieur Laurent Lessard, l’homme actuellement à la tête du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, question de s’enquérir de sa vision à propos de différents dossiers chauds concernant la chasse et la pêche. Voici ses réponses à nos questions [...]

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Posséder sa propre chambre froide, la solution!

Par : Denis Lapointe et Patrick Toulouse


Les chaudes températures que nous connaissons chaque automne durant la chasse à l’orignal causent des tracas à un grand nombre de chasseurs. En effet, lorsque la température atteint ou dépasse les 20 °C, la chasse devient plutôt difficile. Mais lorsque le thermomètre affiche cette température et que votre orignal est suspendu en plein soleil, la situation est plutôt cauchemardesque! Quelles sont alors les solutions permanentes ou semi-permanentes pour préserver sa venaison au camp de chasse? Et surtout, quelle sera la facture d’un tel investissement? Afin de vous dresser un portrait le plus complet possible des différentes options pour résoudre ce casse-tête une fois pour toutes, nous avons magasiné une panoplie de systèmes de refroidissement et questionné quantité de frigoristes. Voici ce qu’il en est ressorti.

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Suis-je en loi - Peut-on prendre appui sur un véhicule pour tirer?

Par : Patrick Toulouse


Un chasseur se promenant en véhicule dans un chemin forestier aperçoit un mâle orignal dans un bûché. La bête est tout de même assez loin. Le chasseur s’appuie alors sur le cadre de la portière de son véhicule pour être plus stable afin de tirer. D’après vous, est-ce que ce chasseur a commis une infraction en prenant ainsi appui pour tirer? Aurait-il été en loi s’il s’était plutôt appuyé sur le capot? Afin de répondre à ces interrogations et à quelques autres, j’ai décortiqué la réglementation touchant aux armes et aux véhicules avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).

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13 nouvelles caméras à moins de 150 $ testées

Par : Caroline Bolduc


Êtes-vous un utilisateur de longue date de caméras de surveillance? Vous souvenez-vous du prix que vous avez payé votre premier appareil? Depuis leur apparition sur le marché il y a déjà une quinzaine d’années, le prix de ces caméras a pratiquement coupé en quatre! En fin de saison, on trouve même certains modèles en vente à moins de 80 $. Cette année, nous avons décidé de tester les modèles 2015 les moins chers des principaux fabricants de caméras, question de vérifier s’il y avait des pièges à payer moins! Est-ce que ces modèles « bas de gamme » font un travail acceptable? Quelles caractéristiques offrent-ils en moins? Y a-t-il anguille sous roche à payer moins cher? Voici notre compte-rendu et les résultats de nos 58 heures de tests sur le terrain.

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Comment chasser l'oie blanche en 2015

Par : Christian Lemieux


Ces dernières années, on a observé que l’oie blanche est devenue inconstante dans ses déplacements et dans ses destinations. Plus la pression de chasse monte, plus elle change souvent de champs, parfois plusieurs fois par jour. Elle a regroupé ses troupes, volant en grandes bandes, les rendant plus difficiles à leurrer. Pour les chasseurs courageux qui acceptent qu’une journée à la chasse est toujours mieux qu’une journée au boulot et qu’une journée entière entre amis est déjà un succès, c’est excellent! Mais pour ceux qui veulent récolter leur part d’oies blanches à chaque sortie, il faut imiter les oies... il faut être imprévisible!

Menacée de disparition au début du siècle dernier, la Grande Oie des neiges n’a cessé de s’adapter aux éléments, à son habitat et à ses prédateurs. En quelques décennies, elle est passée d’une locataire saisonnière fidèle et exclusive des battures du Saint-Laurent à une exploratrice accomplie qui repousse chaque année l’étendue de son périple, attisant convoitise et passion des chasseurs de presque toutes les régions du Québec. On rapporte maintenant son passage du Nouveau-Brunswick à l’Abitibi. Loin d’être perdue, cette adaptation lui permet de gagner sans cesse du terrain et de diminuer momentanément le nombre de billes lancées à ses trousses!

 

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Peut-on protéger nos orignaux de la tique d'hiver?
Explication du MFFP

Par : Isabelle Laurion et Sébastien Lefort


Au cours des dernières années, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a reçu plusieurs suggestions de citoyens désireux d’améliorer le sort des orignaux infestés par la tique d’hiver. Parmi les différentes idées qui nous ont été soumises, il a parfois été proposé de traiter individuellement les orignaux à l’aide de produits antiparasitaires. Or, bien que des produits antiparasitaires constituent une solution efficace pour contrôler les infestations de tiques chez les animaux domestiques (comme les chevaux et le bétail), les caractéristiques de ces produits et les contraintes reliées à leur utilisation ne nous permettent pas d’envisager cette avenue pour contrôler la tique d’hiver dans les populations d’orignaux en milieu naturel.

Tout d’abord, il est important de souligner qu’il n’existe aucun produit antiparasitaire homologué par Santé Canada pour traiter les orignaux contre les infestations de tiques. Ceci signifie qu’aucune étude n’a été effectuée sur cette espèce afin de déterminer l’efficacité d’un tel traitement, la dose qui serait requise, le mode d’administration qui serait le plus approprié (par exemple oral ou sous-cutané) ou les risques d’effets secondaires et de toxicité. C’est comme si, pour un problème de santé, votre médecin vous prescrivait un médicament normalement utilisé pour les chats, mais jamais testé chez les humains, et ce, sans vous indiquer la dose à prendre.

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Pêche à la mouche - Ai-je la bonne mouche?

Par : Karl Béliveau


La pêche est pour plusieurs une question de chance, mais lorsque vient le temps de se démarquer, les connaissances font la différence. Certains moucheurs pêchent avec la même mouche dans toutes les circonstances et s’en tirent passablement bien. Par contre, faire le bon choix de mouche au moment opportun rapporte des résultats beaucoup plus constants. Dans cette chronique, je tenterai de vous transmettre quelques trucs afin d’augmenter votre pourcentage de prises et de plaisir.

La truite est sélective et se laisse difficilement berner par une offrande qui ne fait pas partie de son menu régulier. À la première capture, il est important de vérifier son contenu stomacal. Ainsi, il sera plus facile de s’orienter vers une mouche sèche ou noyée.

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Les mystères de la pêche résolus par la plongée

Par : Yves Gagnon et Pierre Delorme


Yves Gagnon et Pierre Delorme sont des pêcheurs expérimentés. Ensemble, ils cumulent plus de 70 ans d’expérience. En plus de pêcher pour le plaisir, ils participent à des tournois. Ils ont d’ailleurs beaucoup de succès, mais comme tous les pêcheurs, il leur arrive également d’avoir plus de difficultés. Dans ces moments plus ardus, Pierre aime descendre des caméras sous-marines pour voir ce qui se passe dans l’eau. De son côté, Yves préfère enfiler sa combinaison de plongée et s’immerger dans la maison des poissons…

À conjuguer pêche et exploration sous-marine des plans d’eau, ces deux hommes ont vu, analysé et compris plus de choses qu’un pêcheur normal peut le faire. Le magazine Aventure Chasse & Pêche a donc décidé de les soumettre à un interrogatoire serré pour que vous puissiez vous aussi apprendre de leur expérience. Voici donc ce qu’ils avaient à nous révéler…

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Grise et mouchetée : outil économique pour avoir du succès tout l'été

Par : Éric Bergeron


En période estivale, la pêche aux salmonidés rime souvent avec équipement lourd et onéreux comme le downrigger ou la ligne plombée. Pourtant, un outil beaucoup plus compact et abordable pourrait bien vous simplifier la vie, tout en produisant des résultats équivalents sinon meilleurs que les méthodes traditionnelles. Attention, ce système, d’une simplicité désarmante, pourrait bientôt devenir l’un de vos meilleurs alliés lors de vos sorties à la mouchetée et à la grise d’été.

Comme vous le savez, le début de saison demeure la période favorite des pêcheurs québécois de salmonidés. À ce moment de l’année, la thermocline, cette mince ligne séparant les eaux plus chaudes de surface de celles plus denses et froides des profondeurs, ne s’est pas encore installée. Ainsi, il est alors possible de retrouver les mouchetées et les grises un peu partout en eau peu profonde puisqu’elles s’y sentent à l’aise. Les pêcheurs sans trop d’équipement sophistiqué qui tentent surtout les faibles profondeurs peuvent alors capturer au printemps ces espèces avec succès et régularité.

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Qu'est-ce qui déclenche l'attaque du poisson?

Par : Daniel Robitaille


Entre le moment où vous lancez votre leurre à l’eau et celui où le poisson l’attaque ou encore choisit de l’ignorer, une série de mécanismes pas toujours bien compris par les pêcheurs entrent en action. Bien comprendre ce qui se passe dans ce laps de temps est super important et fait souvent la différence entre les pêcheurs qui font régulièrement de belles pêches et ceux pour qui, au contraire, une belle pêche est un événement malheureusement plus rare que souhaité. Je vous invite à une lecture qui pourrait changer bien des perceptions et faire de vous un meilleur pêcheur.

Dans le domaine de la pêche sportive comme dans bien d’autres, il est de plus en plus difficile d’identifier quel interlocuteur vous donne des informations de qualité, voire des informations véridiques. Internet donne une tribune à tous pour s’exprimer et c’est bien. Toutefois, on y trouve aussi des informations qui se situent quelque part entre le « n’importe quoi » et l’information erronée. Il devient difficile de séparer le bon grain du mauvais. Internet n’est pas coupable en soi. Dans les Salons de chasse et pêche chaque hiver, j’en entends des vertes et des pas mûres sur différents sujets dans des conférences qui sont présentées, particulièrement en ce qui concerne la compréhension des différents sens des poissons. C’est la coordination de leurs sens qui en fin de compte va déterminer si le poisson convoité va prendre le leurre ou non. C’est donc très important d’être bien informé à ce sujet et de bien comprendre cet aspect de la biologie des poissons.

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35 livres de plaisir!

Par : Hugues Beaulieu


Bientôt s’achevait la sortie de pêche. Marc Picard, un pêcheur que je guidais, n’avait toujours pas réussi à prendre une grise au-delà du 60 cm requis par la réglementation pour être rapportée à la maison. Soudain se produisit l’impensable…

Les quatre heures de pêche allouées au groupe des frères Picard tiraient à leur fin. Quelques attaques avaient secoué les cannes des trois pêcheurs durant cette sortie, mais rien de concret n’avait pu être monté dans le bateau. Il faut mentionner que les eaux du lac Témiscouata étaient encore très froides en ce début mai 2015, ce qui semblait rendre les poissons malhabiles lorsque venait le temps d’attaquer un leurre. « Une dernière passe, les gars, ensuite on rentre » lançai-je au groupe. Pour l’occasion, j’avais décidé de faire évoluer les leurres des pêcheurs à la traîne sur une pente à environ 10 à 15 pieds de profondeur. Fait à noter, une rivière se déversait dans le lac non loin de cette structure.

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